Hier soir, Perrine et moi avons assisté à une projection en avant-première du nouveau film de Pixar, Ratatouille.

Certains d’entre vous le savent, je parle rarement des films que je vais voir, d’abord parce que je ne suis pas critique et d’autre part parce que trop de goûts sont dans la nature.
Pour une fois, je vais faire une exception. Ratatouille, réalisé par Brad Bird (à qui l’on doit également les deux films d’animation Les Indestructibles et Le Géant de Fer), est un film tellement génial, sur tous les points de vue, qu’il m’est difficile de trouver les mots justes pour le décrire.
C’est l’histoire de Rémi, un rat qui a une particuliarité : il adore la bonne cuisine (contrairement à ses congénères qui se satisfont des restes trouvés dans les poubelles). Le film se passe en France, et après quelques péripéties, Rémi se retrouve à Paris, capitale (comme nous le savons bien…) de la haute cuisine !
Ce qui est fantastique dans le film, c’est d’abord avec quel soin les équipes de Pixar ont recréé la vie d’un grand restaurant et l’art culinaire. Tout a été méticuleusement recherché : des plats typiques aux différentes épices en passant par les ustensiles et les traditions. L’attention du détail se ressent jusque dans l’ambiance sonore, les jeux de lumière et la photographie.

Mais il y a aussi l’histoire, originale et drôle. Dans un monde où le formattage est devenu la règle, c’est tellement agréable de voir qu’il y a encore des studios qui se donnent comme mission de sortir du lot. C’est inventif et différent, tout en conservant les ingrédients d’un cartoon à l’ancienne.
La vision de Paris est, ici aussi, très originale. Le film n’est pas daté et fait place à plein d’anachronismes croustillants. On voit bien que les membres de l’équipe, qui ont tous fait le voyage, sont tombés sous le charme. Paris est ainsi représentée avec beaucoup d’intelligence et de sincérité.

Je me dois évidemment de parler aussi de la musique, signée Michael Giacchino (dont j’avais déjà parlé sur ces pages). Je vais faire court : la bande-son atteint à plusieurs reprises des sommets musicaux que seul, à mon humble avis, John Williams atteint encore aujourd’hui, et je pèse mes mots. Giacchino est passé hier soir dans mon “top 3″ des meilleurs compositeurs vivants (avec John Williams donc et James Newton Howard). De même que le film, la musique est originale et inventive, que ce soit au niveau des différents styles ou de l’orchestration. Du pur bonheur !
Le 8 juillet en France

