April 2007


En bons Français, nous sommes allés voir mardi soir le spectacle d’Elie Semoun – “Elie Semoun se prend pour qui ?”, en français dans le texte.

17-04-07 2052

Voilà la seule photo que l’on ait prise. A vrai dire, c’est pas tellement qu’on était loin, c’est plutôt que le téléphone portable n’est pas encore au point en ce qui concerne le zoom…

Une compagnie organise depuis quelques temps la venue de comiques français aux États-Unis. Forcément le fait que le nombre de francophones vivant dans le pays atteigne les 700 000 personnes a dû compter un peu dans cette décision…

Bref, c’était très sympa, Elie Semoun s’est même payé le luxe d’adapter quelques blagues au lieu où il se trouvait et ses tentatives pour parler anglais devant Burt Reynolds qui était présent ont bien fait rire la salle.

Côté placement, après avoir payé des places pour la mezzanine, nous nous sommes retrouvés dans l’orchestre pas très loin de personnes ayant payé 150$ leur place (ils ont préféré remplir l’orchestre plutôt que d’avoir la moitié de l’orchestre vide et la moitié de la mezzanine vide). Ça fait toujours plaisir de pouvoir profiter de plaisir de riches à prix de presque pauvres :)

Ce spectacle était aussi l’occasion de “rencontrer” la communauté française de Los Angeles. A vrai dire, pas vraiment d’atomes crochus… C’est bizarre de voir comme toutes les communautés “expat” se ressemblent : des gens un peu en dehors du reste de la population, qui certainement se sentent au-dessus du lot, qui sont privilégiés et qui le savent (et le font savoir). Enfin bref, une attitude difficile à décrire mais à laquelle on n’a pas vraiment envie d’adhérer… Enfin, tout ça n’est que généralisation de bas étage, il y a bien sûr des expatriés merveilleux comme nous qui traînent à Los Angeles :p

Voilà tout ça pour dire qu’il n’y a donc pas de meilleur endroit pour aller voir les comiques français que les théâtres de Beverly Hills ! On attend le prochain de pied ferme.

Picture 1-5 Si il y a un compositeur qui s’y connait en musique de super-héros, c’est bien Danny Elfman. Après avoir composé la musique de Dick Tracy (1990), Darkman (1990), Batman (1989), Batman Returns (1992), Men in Black (1997) et Men in Black II (2002), il n’est pas étonnant que Sam Raimi l’ait appelé pour composer celle de Spider-Man (d’autant plus qu’ils avaient déjà travaillé ensemble sur plusieurs films).

Logiquement, les deux compères se sont ensuite retrouvés en 2004 pour le second volet, Spider-Man 2. Mais vers la fin de la post-production, des rumeurs sur les forums de sites spécialisés commencent à circuler: rien ne va plus entre Sam Raimi et Danny Elfman. Ce dernier aurait même claqué la porte avant la fin du projet, et aurait été remplacé au pied levé par Christopher Young (rumeurs corroborées par le générique de fin du film, ainsi que par la fiche IMDB qui liste 7 compositeurs différents !).

 Imgposter Grandi Spiderman2-2Évidemment, cela n’augurait rien de bon pour l’opus suivant, et c’est sans surprise que l’on apprenait il y a quelques mois que c’était finalement Christopher Young qui allait en composer la musique.
Hop, avance rapide, nous voici en février 2007. La post-production de Spider-Man 3 arrive à son terme, et j’apprends par un copain qui travaille pour Christopher Young que c’est à nouveau le bordel et que celui-ci vient d’être mis de côté par les grands pontes de Sony Pictures (qui produit et distribue le film). Visiblement, la collaboration aurait de nouveau foiré entre le directeur et le compositeur, et les studio executives auraient décidé d’y mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes.

Elfman étant l’un des compositeurs les plus côtés en ce moment, et étant connu pour sa gentillese et sa flexibilité, j’étais assez intrigué par cette histoire. Et comme il est toujours bon de suivre le business dans lequel on travaille, j’ai fait quelques recherches et je suis tombé sur l’interview suivant (désolé, c’est en anglais), assez révélateur sur le “nouveau” Sam Raimi.

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Bon, ben pour changer je suis particulièrement overbooké ces derniers temps…

Après avoir terminé les Oscars, je suis allé aider Eric Allaman à déménager son nouveau studio. Il fallait tout déplacer, puis reconfigurer l’ensemble selon ce que nous avions plannifié. J’ai bien passé une trentaine d’heures au total à tout re-câbler et tout installer. Avec bien sûr une installation de Windows XP en bonus (le disque dur n’a pas apprécié le déplacement…).

Ensuite j’ai enchainé sur un projet de copie pour Doc Kupka, le fondateur et musicien du groupe Tower of Power, qui est également auteur-compositeur. Il vient de terminer d’écrire un album solo, pour lequel Bill s’est occupé des arrangements. Comme le budget n’est pas très gros, on m’a gentiment proposé de m’occuper de copier la partition d’orchestre ainsi que les parties séparées. J’étais donc présent à l’enregistrement vendredi et aujourd’hui, et cela se terminera mardi.

Et enfin, à côté de ça, je viens de commencer à orchestrer sur un film indépendant dont la musique est composée par Pinar Toprak (qui n’est autre que l’ancienne assistante de Bill). Le film en question, Say It In Russian, a l’avantage de ne pas être à gros budget et peut donc potentiellement amener des projets plus intéressants que les slashers / films d’horreurs sur lesquels j’ai travaillé ces derniers mois. D’ailleurs, si la collaboration se passe bien, il est possible que je travaille à nouveau avec elle d’ici quelques semaines sur deux autres films. L’enregistrement de Say It In Russian se passera à Belgrade le 16 avril, et j’ai donc moins de deux semaines pour orchestrer 45 minutes de musique !

Voici quelques photos du légendaire studio Capitol ou nous avons passé une bonne semaine avec l’orchestre des Oscars, à répéter et enregistrer les différents morceaux. Les musiciens étaient bien sûr en pause (impossible de prendre des photos sinon !) mais ça donne une petite idée de la salle.

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Certains d’entre vous le savent déjà : Perrine et moi avons acheté une nouvelle voiture il y a quelques semaines, une Volkswagen Rabbit pour être plus préçis. En fait, il s’agit d’une Golf V classique, mais elle a été renommée pour les États-Unis, histoire de faire plus djeuns poulouloum tchack.

Nous en sommes plutôt content : elle est très agréable à conduire, silencieuse, les sièges sont confortables et la finition est vraiment excellente. Les seuls deux points faibles sont la consommation (9,8l/100km en moyenne) et l’autoradio (dont les contrôles sont peu pratiques).

Voici donc quelques photos ! (Pour ceux qui se posent la question, la maison derrière c’est celle de Bill :) )

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