November 2006


Bon, et ben finalement je suis allé diner chez mon amie Kayla, la copine de Kyle. Ce dernier avait ramené ses parents et son frère. Un autre pote, Greg, était également de la fête.

J’ai bien mangé !

Aujourd’hui dans Le Monde, un article très intéressant (quoique trop court) sur les différences entre les Etats-Unis et la France au point de vue financement de la culture et pratiques culturelles.

Culture (budgets et pratiques) : le match France Etats-Unis
LE MONDE | 23.11.06

Extrait:

(…) En France, l’argent culturel est surtout public. Le système est simple : trois contributeurs apportent chacun une part des 11,6 milliards d’euros de budget : le ministère de la culture, d’autres ministères (affaires étrangères, éducation nationale, défense, etc.) et les collectivités locales (d’abord les villes, puis les régions et les départements). En France, il n’est guère de musées, de théâtres, de festivals, de spectacles de danse sans manne publique. Et celui qui paie aime le faire savoir.

(…) [L'artiste] est fier que ses oeuvres soient payées avec de l’argent public : l’Etat est un collectionneur prestigieux, et l’argent de la République est préféré à celui, toujours suspect, du particulier ou de l’entreprise.

Racontez cela à un Américain, il sera éberlué. Sinon effrayé. Pour éviter ce cauchemar, il n’existe pas de ministère de la culture aux Etats-Unis. Et encore moins de politique fédérale. Pas question d’imposer un “art officiel” aux citoyens. Les artistes eux-mêmes n’en veulent pas. Pour la plupart des Américains, c’est à la société civile et au marché de façonner une politique culturelle.

Aussi ce sont des centaines d’agences publiques américaines qui financent la culture à tous niveaux – fédéral, Etats, villes, comtés. Au point qu’il est difficile de s’y retrouver dans le maquis des subventions, auxquelles s’ajoutent une ribambelle de taxes reversées à la culture, d’exonérations fiscales pour les dons, d’aides diverses.

(…) Une comparaison juste doit aussi tenir compte de l’argent privé. Ici, le fossé est vertigineux entre les deux pays. En France, des lois récentes ont dopé le mécénat, mais il reste très faible, de l’ordre de 0,2 milliard d’euros. Aux Etats-Unis, générosité individuelle, fondations et mécénat représentent 12 milliards d’euros – une somme, là encore, incertaine et, dit-on, sous-estimée. “Le choix de chaque Américain de donner à la culture, pour défiscaliser ses revenus, est la grande différence avec le système français”, note Guy Saez.

Demain c’est Thanksgiving. Je me retrouve tout seul, car Laurel est partie retrouver sa famille dans le Connecticut; à l’origine j’espérais pouvoir y aller avec elle (et en profiter pour faire un tour à Boston), mais le prix des billets d’avion m’a un peu calmé.

Bref, c’est pas la fin du monde, de toutes façons pour moi, bon petit Frenchy expatrié, Thanksgiving ca n’a pas la même signification que pour les Américains.

Ce qui est cool, c’est que ça me fait un joli week-end de quatre jour, car Bill m’a donné mon vendredi :)

 Ee Images Uploads Turkey Bush

Hé oui, cette année encore, je vais devoir passer Noêl à Los Angeles. En fait, cette fois-ci, ce sont les prix exorbitants des billets d’avion qui m’ont forcé à prendre un aller le 27 décembre (avec retour le 10 janvier).

Je serai donc sur Paris pour le nouvel an !

Et que tout cela ne vous empêche pas de me couvrir de cadeaux dès mon retour !

Petit projet d’orchestration et de copie pour John, avec – comme d’habitude – des délais de malade. Mais bon, ça motive.

Tout doit être terminé pour dimanche matin, au plus tard, car la séance d’enregistrement à Prague est le mardi suivant.

Ensuite, il devrait y avoir une deuxième fournée de cues à orchestrer. Financièrement, ce n’est pas forcément très interessant, mais le crédit est toujours bon à prendre !

Et puis hop, voici une photo de mon espace de travail, ré-organisé pour l’occasion :

Img 1585

Attention, chef-d’oeuvre !

Faut bien regarder jusqu’à la fin. Michael Jackson à du soucis à se faire !!!

Basil Poledouris, le génial compositeur de Conan The Barbarian, Starship Troopers et Robocop, est décédé aujourd’hui des suites d’un cancer.

J’avais eu le privilège de le rencontrer chez lui il y a moins de trois mois, à l’occasion de mon travail sur Conan. Il m’était apparu très sympathique, quoique visiblement très fatigué (il venait de sortir d’un certain nombre d’opérations chirurgicales).

À la mi-juillet, pour ce qui sera donc dorénavant considéré comme son dernier concert, il avait fait l’effort de voyager en Espagne pour le Festival de Musique de Film dont John Frizzell était Président d’honneur.

Clairement, le monde de la musique de film perd aujourd’hui un de ses plus grands ambassadeurs.

On savait Takeshi Kitano (réalisateur japonais des films Sonatine, Kid’s Return, Hana-Bi, Brother, Satoichi…) et Joe Hisaishi, son compositeur attitré pendant plusieurs années, en mauvais termes. Aujourd’hui, je suis tombé par hasard sur l’interview suivante :

After your long collaboration with composer Joe Hisaishi, you chose to work with Keiichi Suzuki for Zatoichi. Why the change?

I chose to work with somebody else, because I had already shot the tap dancing scene and the scenes of the farmers working on the land. Those are all scenes that required percussion-based music, so the score needed to have that element to it. Mister Hisaishi as a composer is not very flexible, so I decided to use someone else.

Do you plan to work with Hisaishi again in the future?

He’s been very successful with his work recently, so I fear he’s become too expensive for me.

Pour que Kitano manie pareille langue de bois, c’est que lui et Hisaishi doivent vraiment se faire la gueule !

Une grande partie du studio américain United Artist, propriété de MGM et fondé en 1921 par Charlie Chaplin (entres autres), vient d’être “rachetée” par Tom Cruise et sa productrice associée, Paula Wagner. Pour vous situer, leur société “Cruise / Wagner Prods.” est à l’origine de films tels que Mission: Impossibe (1, 2 & 3), War of the Worlds, The Last Samurai, Minority Report, Vanilla Sky, et The Others. Un bon paquet de chef-d’oeuvres, quoi.

UA

Distribué depuis leurs débuts par Paramount, “Cruise / Wagner Prods.” et le studio américain s’étaient séparés en très mauvais termes il y a quelques mois, principalement pour des raisons éthiques. Sans doute le recrutement par l’église de la scientologie sur les tournages des films que Cruise produisait y fut pour quelque chose.

Bref. Ce qui est marrant (ou plutôt désespérant), ce sont les déclarations de l’actuel patron de la MGM :

Tom and Paula are the modern versions of the iconic founders of United Artists – Douglas Fairbanks, Mary Pickford, Charlie Chaplin and D. W. Griffith.

Comparer Tom Cruise à Charlie Chaplin, il fallait oser.