Mon 7 Jun
Dans le but d’éttofer mes crédits en tant que compositeur, je consulte depuis quelques mois des sites spécialisés dans la post-production (le processus qui se passe après le tournage d’un film et pendant lequel, notamment, la musique est composée et enregistrée). Chaque semaine, j’y trouve ainsi plusieurs annonces de réalisateurs qui recherchent un compositeur. J’ai déjà récupéré quelques films, et si j’hésite généralement à vous en parler avant qu’ils ne soient terminés, je vais faire exception à la règle dans ce billet pour vous parler d’un élément important dans la fabrication d’un film : le mixage son, également appelé “dubbing”. Pour être plus précis :
to dub: v. tr, To transfer (recorded material) onto a new recording medium.
Autrement dit, le “transfert d’enregistrements sur un nouveau support”. C’est donc pendant cette phase que la musique, les effets sonores, et les dialogues sont regroupés sur un même support audio, qui deviendra ainsi la bande son du film (pour parler en termes analogiques !).
Certains d’entre vous le savent déjà, mais cela vaut d’être répété, lorsqu’un compositeur travaille sur la musique d’un film, le métrage qu’il (ou elle) reçoit ne contient jamais les effets sonores finaux, et très souvent les dialogues sont ceux enregistrés sur le plateau lors du tournage par le micro principal de l’ingénieur son (les dialogues finaux seront ré-enregistrés par les acteurs en studio plus tard).
En post-production, chacun travaille de son côté et n’a pas la moindre idée de ce que donneront les autres aspects sonores du film. Lorsque j’écris la musique d’un film, je dois donc “imaginer” ce que seront les effets speciaux et dialogues finaux dans le film.
Il n’est donc pas étonnant qu’un mixeur son soit requis pour fusionner au mieux ces trois éléments. Cela prend généralement une journée pour 6-12 minutes de film, donc une à trois semaines par film selon la durée du métrage final. C’est ce processus que l’on appele le “dubbing”.
Comme il s’agit de mixage sonore, il faut bien sûr une salle adéquate, avec un systeme son et une accoustique qui réplique celle d’une salle de cinéma ; on appelle ça un “dub stage”. La taille de la salle dépend bien sûr des moyens de la production. Sur les gros films, il n’est pas rare que le dub stage ressemble à quelque chose comme ça :
Pour le court-métrage “In The Death Room”, un thriller dont j’ai terminé la musique le mois dernier, nous avons eu la chance de pouvoir mixer le film dans les locaux d’une compagnie de post-production de haut niveau, située dans un des batiments de la chaîne CNN.

J’y ai passé la journée, ce qui m’a permis de faire la connaissance du mixeur et du monteur son. Ils ont travaillé notamment sur Rocky Balboa et Rambo, donc on peut dire qu’ils connaissent plutôt bien leur métier.
Le réalisateur étant là pendant tout le processus, j’ai aussi pu rencontrer des amis à lui, dont un scénariste-réalisateur (pour qui j’espère bien faire le prochain film !).
C’était la première fois que j’assistais au dubbing d’un film don’t j’ai écrit la musique – généralement les budgets sont trop faibles pour que le réalisateur puisse se le permettre. Sur un court-métrage, c’est vraiment du luxe !
Le mixage est souvent fait par des gens qui s’y connaissent plus en effets sonores qu’en musique, et il faut donc bien faire attention à ce qu’ils font. Cela peut parfois être frustrant; on a souvent l’impression de se battre contre le courant ! Beaucoup de compositeurs préfère donc éviter d’y assister.



Depuis les
Entre temps, Bill a également arrangé le premier single du nouvel album de 
