Films


Dans le but d’éttofer mes crédits en tant que compositeur, je consulte depuis quelques mois des sites spécialisés dans la post-production (le processus qui se passe après le tournage d’un film et pendant lequel, notamment, la musique est composée et enregistrée). Chaque semaine, j’y trouve ainsi plusieurs annonces de réalisateurs qui recherchent un compositeur. J’ai déjà récupéré quelques films, et si j’hésite généralement à vous en parler avant qu’ils ne soient terminés, je vais faire exception à la règle dans ce billet pour vous parler d’un élément important dans la fabrication d’un film : le mixage son, également appelé “dubbing”. Pour être plus précis :

to dub: v. tr, To transfer (recorded material) onto a new recording medium.

Autrement dit, le “transfert d’enregistrements sur un nouveau support”. C’est donc pendant cette phase que la musique, les effets sonores, et les dialogues sont regroupés sur un même support audio, qui deviendra ainsi la bande son du film (pour parler en termes analogiques !).

Certains d’entre vous le savent déjà, mais cela vaut d’être répété, lorsqu’un compositeur travaille sur la musique d’un film, le métrage qu’il (ou elle) reçoit ne contient jamais les effets sonores finaux, et très souvent les dialogues sont ceux enregistrés sur le plateau lors du tournage par le micro principal de l’ingénieur son (les dialogues finaux seront ré-enregistrés par les acteurs en studio plus tard).

En post-production, chacun travaille de son côté et n’a pas la moindre idée de ce que donneront les autres aspects sonores du film. Lorsque j’écris la musique d’un film, je dois donc “imaginer” ce que seront les effets speciaux et dialogues finaux dans le film.

Il n’est donc pas étonnant qu’un mixeur son soit requis pour fusionner au mieux ces trois éléments. Cela prend généralement une journée pour 6-12 minutes de film, donc une à trois semaines par film selon la durée du métrage final. C’est ce processus que l’on appele le “dubbing”.

Comme il s’agit de mixage sonore, il faut bien sûr une salle adéquate, avec un systeme son et une accoustique qui réplique celle d’une salle de cinéma ; on appelle ça un “dub stage”. La taille de la salle dépend bien sûr des moyens de la production. Sur les gros films, il n’est pas rare que le dub stage ressemble à quelque chose comme ça :

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Pour le court-métrage “In The Death Room”, un thriller dont j’ai terminé la musique le mois dernier, nous avons eu la chance de pouvoir mixer le film dans les locaux d’une compagnie de post-production de haut niveau, située dans un des batiments de la chaîne CNN.

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J’y ai passé la journée, ce qui m’a permis de faire la connaissance du mixeur et du monteur son. Ils ont travaillé notamment sur Rocky Balboa et Rambo, donc on peut dire qu’ils connaissent plutôt bien leur métier.

Le réalisateur étant là pendant tout le processus, j’ai aussi pu rencontrer des amis à lui, dont un scénariste-réalisateur (pour qui j’espère bien faire le prochain film !).

C’était la première fois que j’assistais au dubbing d’un film don’t j’ai écrit la musique – généralement les budgets sont trop faibles pour que le réalisateur puisse se le permettre. Sur un court-métrage, c’est vraiment du luxe !

Le mixage est souvent fait par des gens qui s’y connaissent plus en effets sonores qu’en musique, et il faut donc bien faire attention à ce qu’ils font. Cela peut parfois être frustrant; on a souvent l’impression de se battre contre le courant ! Beaucoup de compositeurs préfère donc éviter d’y assister.

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Dans la salle de mixage de “In The Death Room”

Attention, chef d’oeuvre !

ps. Mais que fait Michel Drucker avec son ballon ?

Un petit message pour remercier du fond du coeur tout ceux qui sont allés voir La légende de Despereaux. Quoi que vous ayez pensé du film, cela me fait très, très plaisir que vous y soyez allés :)

Et aussi un grand merci à Aurélie pour avoir rameuté tout le monde, et pour avoir pris des photos !

Au niveau box-office, le film en est à 82 millions de dollars de recettes, dont 50 millions de dollars aux États-Unis. C’est clairement en dessous de ce qu’avaient espéré les studios Universal, mais ce n’est pas un four non plus : le film s’est largement remboursé sur la sortie en salles, ce qui est le plus important, car cela signifie que toutes les sorties futures (DVD, location, télévision, etc) engrangeront directement des bénéfices. Le cumul des entrées en France à ce jour est quant à lui de 350 000.

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Encore merci, et j’espère au prochain ;)

Juste un petit message pour rappeler à tous nos lecteurs français (c’est à dire probablement 99% de notre lectorat :) ) que “La légende de Despereaux” sort aujourd’hui sur les écrans en France !

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Bon, la critique française à l’air plutôt reservée – mis à part peut être celle-ci, mais là c’est carrément dithyrambique… (à noter ceci dit la mention spéciale pour la musique en deuxième page :) )

Bien qu’André Dussolier soit la voix du narrateur en V.F., les voix des autres personnages, notamment celles de Despereaux ou Roscuro, n’ont pas l’air extraordinaires; je ne peux donc que vous recommander d’aller le voir en V.O… le casting est tout de même plus étoffé.

Si vous allez le voir, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous pour nous dire ce que vous en avez pensé :)

Jérôme vous donnera les détails si un jour le projet fini, mais en attendant voici les photos des premières séances d’enregistrement de Despereaux. Je n’ai pas mis de description, en général le contenu est assez clair et si tout le monde a l’air fatigué c’est normal :) Vous remarquerez que la salle est moins belle que celle d’Abbey Road, mais elle a l’avantage d’être à 5 min de chez nous et accessoirement le son est pas mal non plus…

La galerie c’est ici.

Dans le “booth” technique (je sais pas comment on appelle ça):

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Bill sur le podium:
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Hier soir, Perrine et moi avons assisté à une projection en avant-première du nouveau film de Pixar, Ratatouille.

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Certains d’entre vous le savent, je parle rarement des films que je vais voir, d’abord parce que je ne suis pas critique et d’autre part parce que trop de goûts sont dans la nature.

Pour une fois, je vais faire une exception. Ratatouille, réalisé par Brad Bird (à qui l’on doit également les deux films d’animation Les Indestructibles et Le Géant de Fer), est un film tellement génial, sur tous les points de vue, qu’il m’est difficile de trouver les mots justes pour le décrire.

C’est l’histoire de Rémi, un rat qui a une particuliarité : il adore la bonne cuisine (contrairement à ses congénères qui se satisfont des restes trouvés dans les poubelles). Le film se passe en France, et après quelques péripéties, Rémi se retrouve à Paris, capitale (comme nous le savons bien…) de la haute cuisine !

Ce qui est fantastique dans le film, c’est d’abord avec quel soin les équipes de Pixar ont recréé la vie d’un grand restaurant et l’art culinaire. Tout a été méticuleusement recherché : des plats typiques aux différentes épices en passant par les ustensiles et les traditions. L’attention du détail se ressent jusque dans l’ambiance sonore, les jeux de lumière et la photographie.

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Mais il y a aussi l’histoire, originale et drôle. Dans un monde où le formattage est devenu la règle, c’est tellement agréable de voir qu’il y a encore des studios qui se donnent comme mission de sortir du lot. C’est inventif et différent, tout en conservant les ingrédients d’un cartoon à l’ancienne.

La vision de Paris est, ici aussi, très originale. Le film n’est pas daté et fait place à plein d’anachronismes croustillants. On voit bien que les membres de l’équipe, qui ont tous fait le voyage, sont tombés sous le charme. Paris est ainsi représentée avec beaucoup d’intelligence et de sincérité.

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Je me dois évidemment de parler aussi de la musique, signée Michael Giacchino (dont j’avais déjà parlé sur ces pages). Je vais faire court : la bande-son atteint à plusieurs reprises des sommets musicaux que seul, à mon humble avis, John Williams atteint encore aujourd’hui, et je pèse mes mots. Giacchino est passé hier soir dans mon “top 3″ des meilleurs compositeurs vivants (avec John Williams donc et James Newton Howard). De même que le film, la musique est originale et inventive, que ce soit au niveau des différents styles ou de l’orchestration. Du pur bonheur !

Le 8 juillet en France :)

Picture 1-5 Si il y a un compositeur qui s’y connait en musique de super-héros, c’est bien Danny Elfman. Après avoir composé la musique de Dick Tracy (1990), Darkman (1990), Batman (1989), Batman Returns (1992), Men in Black (1997) et Men in Black II (2002), il n’est pas étonnant que Sam Raimi l’ait appelé pour composer celle de Spider-Man (d’autant plus qu’ils avaient déjà travaillé ensemble sur plusieurs films).

Logiquement, les deux compères se sont ensuite retrouvés en 2004 pour le second volet, Spider-Man 2. Mais vers la fin de la post-production, des rumeurs sur les forums de sites spécialisés commencent à circuler: rien ne va plus entre Sam Raimi et Danny Elfman. Ce dernier aurait même claqué la porte avant la fin du projet, et aurait été remplacé au pied levé par Christopher Young (rumeurs corroborées par le générique de fin du film, ainsi que par la fiche IMDB qui liste 7 compositeurs différents !).

 Imgposter Grandi Spiderman2-2Évidemment, cela n’augurait rien de bon pour l’opus suivant, et c’est sans surprise que l’on apprenait il y a quelques mois que c’était finalement Christopher Young qui allait en composer la musique.
Hop, avance rapide, nous voici en février 2007. La post-production de Spider-Man 3 arrive à son terme, et j’apprends par un copain qui travaille pour Christopher Young que c’est à nouveau le bordel et que celui-ci vient d’être mis de côté par les grands pontes de Sony Pictures (qui produit et distribue le film). Visiblement, la collaboration aurait de nouveau foiré entre le directeur et le compositeur, et les studio executives auraient décidé d’y mettre de l’ordre une bonne fois pour toutes.

Elfman étant l’un des compositeurs les plus côtés en ce moment, et étant connu pour sa gentillese et sa flexibilité, j’étais assez intrigué par cette histoire. Et comme il est toujours bon de suivre le business dans lequel on travaille, j’ai fait quelques recherches et je suis tombé sur l’interview suivant (désolé, c’est en anglais), assez révélateur sur le “nouveau” Sam Raimi.

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Mon précédent record de 17 épisodes d’affilée vient d’être battu à plate couture : aujourd’hui, j’ai regardé toute la cinquième saison de 24. Oui, oui, c’est à dire 24 épisodes de 45 minutes à la suite. 18h de télévision dans la face.

N’en déplaise à certains, c’était absolument mortel. Quel pied, les aminches…

Faites chauffer la saison 6 !

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Le film dont tout le monde parle en ce moment aux États-Unis : Snakes on a Plane. Le pitch : Samuel L. Jackson sauve les passagers d’un avion envahit par des serpents meurtriers.

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Mr. T, c’est l’acteur afro-américain qui incarna (avec brio, il faut avouer) “Barracuda” dans l’innoubliable série L’Agence Tout Risque. Dans les années 80, il a réalisé une série de sketches destinés aux jeunes des ghettos, pour les aider à se frayer un chemin dans ce monde de brutes.
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